Cours petit, comme j'ai couru !

Cours petit, comme j'ai couru !
J'étais un grand gamin qui arrivait vers ses 21 piges et qui n'avait pas voulu suivre la masse vers le changement.

Souvent j'avais voulu m'excuser de ce choix, mais en fait pourquoi devais je le faire ? C'est ainsi que j'étais.

Ces désillusions allaient de pair avec l'entrée dans l'âge adulte. Mais elles avaient au moins un mérite. Elles m'ont apprit quelque chose; je savais que c'était des conneries.

Mon monde était rempli d'acteurs qui voulait se faire passer pour des grandes personnes responsables.
Etait ce pas choix ?
Par obligation ?
Je penchais plutôt pour la deuxième mais que voulez vous, les débiles me répondaient toujours « c'est le destin ».

J'étais un être de passion, j'en faisais toujours trop. J'explosais et j'exposais mes sentiments.
C'était moi.
J'avais mes défauts, comme tout le monde, je les connaissais.

Mais j'avais décidé de tirer un trait.
J'étais las de me battre contre des chimères,
je n'en avais plus la force.
Avant cela, j'avais tenté de vivre sans les autres,
mais je n'y arrivais pas.
La solitude, la tristesse, la haine...
Tout ça ne menait à rien.
J'ai préféré l'indifférence, quitte à vivre seul sur ma planète.



C'est à cette époque où mon rapport à la vie a aussi changé.
Je me sentais sur la sellette.
J'ai prit conscience de tout le mal que je me faisais
et celui que je m'étais déjà fait.
Pour la première fois de toute mon existence,
j'ai eu peur.


Malheureusement dans ces moments là, on est tout seul.

# Posté le lundi 10 août 2009 23:21

Chaos, Genèse et cigarette.

Chaos, Genèse et cigarette.






De derrière ma fenêtre je regarde le monde en flamme. Il empeste le souffre et la mort, et les cris viennent se rajouter à ce tableau apocalyptique.
Regardez vous, courant et essayant de fuir l'inévitable. Pathétique mammifère que vous êtes, vous avez provoqué votre propre destruction.
L'Homme est un loup pour l'Homme ? Non ! L'Homme est un suicidaire maniaco-dépressif qui s'auto détruit pour un court moment d'extase. Mais ces paroles, c'est du vent, un lieu commun futile car à présent tout est finit. Vos immeubles s'écroulent, vos voitures sont en cendre, votre famille est six pieds sous terre, et vos vies ne valent pas mieux que celle du bâtard qui boite d'une patte en bas de ma rue. Les sirènes ont arrêté de retentir, preuve faite que cette fois c'est vraiment la fin. Les fenêtres se brisent, et un vent maléfique s'engouffre chez moi. Il est ardant et malsain, il pu le cadavre calciné.
Courrez vous cacher, moi je sais que tout est finit mais autant partir avec classe. Je met mon plus chapeau et ma veste préféré, je m'allume une clope nonchalamment et je me reposte en haut de ma tour de d'ivoire.

. . . .


La télévision a cessée de me rabâcher le même discours en boucle, toutes les chaînes et toutes les radios n'émettent plus. Mon portable n'a plus de signal, mon ordinateur ne capte plus la planète, l'électricité a disparu et l'eau coule sur les trottoirs.
Regardez vous, mais regardez vous bien ! Le monde que vous avez crée agonise et son cancer en phase terminal emporte avec lui toutes les tumeurs funestes que vous êtes.
Vos boutiques sont en flamme, vos réseaux sont foutus, vos administrations sont en miettes, vos Etats sont détruits, votre Empire explose. Pourtant, les signes étaient là, tout le monde savait que ça allait mal finir, mais que voulez vous ! Il faut toujours que l'optimisme l'emporte, vous étiez foutu, vous auriez dû courir comme des tarés bien avant ce jour funeste.

. . . .


J'expire ma funeste fumée, et bizarrement, le calme se fait de nouveau entendre, comme pour une nuit normal. Pas de hurlement, pas d'explosion, pas de pleur, pas de larme, pas de flamme, plus rien. Le paysage s'effondre, et je ne vois plus que des tonnes de gravas à l'horizon.
Le sol s'effrite sous mes pieds mais pas question de finir comme eux ! Mon destin est entre mes mains, alors je grimpe sur ma fenêtre et le vide s'offre à moi. Derrière, toute la pièce tombe en ruine.
Je regarde l'aube se lever, et je souris à l'idée que bientôt,
vous allez tout recommencer.






A la une, à la deux, à la trois...

# Posté le dimanche 28 juin 2009 19:38

Bienvenue mes p'tits.

Bienvenue mes p'tits.




Bienvenue au 21ème siècle. Si je devais personnalisé notre logique je collerais une photo de Paris Hilton en dessous de la frise chronologique. C'est le syndrome de l'égo gigantesque qui touche l'humanité, et à cotés, le choléra était de la pisse de chat. Regarde autour de toi, les femmes ne mange pas et les hommes ne cultive plus leur cervelle mais leur bras. C'est la beauté telle qu'elle est aujourd'hui, le superficielle envahit nos vies et si tu penses que t'es différent tu hérite de mon mépris.


Bienvenue et regarde nous, on sort pour se montrer, pour boire et oublier et pour baiser. On est une génération sans problème tellement aseptisé qu'on en vient à s'inventer des histoires pour se victimiser. Au fond, on est triste car on a rien à raconter. On aspire tous à des rêves de gloire et de reconnaissance, mais au final notre image dans le miroir reflète notre déchéance.


Bienvenue à vous l'armée des Paris Hilton et autre Britney Spears, vos armes sont votre physique et votre paraître, mais dans le fond vous détester ce que vous allez tous être. Dans une masse d'inconnu vous serez seulement une ombre de plus qui bouge sans jamais être vu. On est plein mais on est seul mais on l'a choisit car on déteste l'autre on le jalouse, on veut que sa vie soit notre. On veut tout contrôler jusqu'à son voisin de palier. Au 21ème on est athée, on ne croit plus en Dieu, mais chaque pauvre type veut l'égaler. On veut montrer, on veut défier, une grande jungle urbaine c'est tout ce qu'on a créé. L'Homme est un loup pour l'Homme, une vérité dure à avaler parce que l'hypocrisie à soi même s'est installée. On est pathétique et pitoyable, on vend nos âmes, on cache nos larmes pour mieux sortir nos lames.


Bienvenue petite Jessica, c'est la génération pouf j'espère que tu aimeras ça. Tu pourras à ta guise défiler dans la rue comme une mannequin et le soir vomir ton diner pour être une Barbie sans destin. Tu pourras n'être qu'un corps agrémenter d'un QI lent, tout en pensant à Kévin, Dylan, Enzo et tes autres amants. Car je te rassure il ne t'aime pas, mais kif juste ton p'tit cul quand tu ne parle pas.


Mais Bienvenue aussi petit Killian, avec un prénom comme ca t'aura une polo jamais en panne. Un pro du tuning qui est très con, qui met du son et qui drague les meufs dans les bastons. Une fiotte de base qui devient une merde pour un peu de mouille, tu l'emmèneras dans ta voiture pour des vadrouilles. Vous ferez un super jolie couple en rut, reproduisez vous, vous ferez peut être un super jolie fils de pute.


Bienvenue, à vous c'est triste à dire mais y'a rien à dire. On s'ennuie tous à mourir alors on cherche tous à vivre des vies superbe pour ne pas souffrir. L'humilité, la modestie c'est dépassé, marche sur les autres, pisse sur les autres, sinon c'est toi qui vas tomber. Le «JE » nous contrôle si bien qu'on devient insensible à notre monde. C'est la culture du LOL, on rit mais pas vraiment, on collectionne des amis fictifs en les téléchargeant.







Bienvenue au 21ème, c'est la génération sans problème mais qui pleure quand même.

# Posté le mardi 28 avril 2009 18:30

Entre Bien et Mal.

Entre Bien et Mal.




J'ai fait mon choix entre bien et mal, entre blanc et noir
Depuis que j'préfère traîner dans les bars que faire mes devoirs
J'm'en bat les couilles d'y croire moi j'préfère boire et perdre espoir
J'm'en bat les couilles de faire croquer moi j'préfère jouer les stars
J'veux vivre à fond, t'façon les gentils garçons s'font marcher d'ssus
J'vis dans l'excès j'claque mes thunes quitte à m'endetter
J'me laisse contrôler par mon côté animale
J'assouvis mes pulsions j'me sens attiré par les flammes
J'suis pris dans la spirale pour m'faire du bien j'me fais du mal
J'ai plus envie d'avancer j'ai juste envie d'me mettre une balle
La morale c'est "allez tous vous faire baiser !"
j'préfère détester qu'aimer j'préfère détruire que d'créer
J'pouvais m'instruire mais j'préfère rien branler devant la télé
J'pourrais trouver l'amour mais j'l'échangerais contre n'importe quelle trainée
Entre ciel et terre c'est l'diable qui m'tend la main
Donc j'me sers un dernier verre quitte à finir dans l'ravin

J'suis prêt à vendre mon âme au diable
À prendre un ticket pour l'enfer
J'attendrais pas d'avoir échouer j'préfère tout foutre en l'air
Six pieds sous terre ce s'ra trop tard j'veux tout tout de suite
orienté dans la mauvaise voix entre une bouteille et un bout d'shit
Si les bons partent en premier j'compte vivre longtemps
Prendre du bon temps
Baiser la vie avec ou sans consentement
Choisis ton camp moi j'marcherais jamais dans l'droit chemin
j'tafferais jamais comme un chien parce qu'on peut tout perdre du jour au lendemain




Orelsan

# Posté le dimanche 26 avril 2009 11:36

Viens près de moi, et admire ton royaume en flamme.

Viens près de moi, et admire ton royaume en flamme.
Viens là. Qu'est ce qui ne va pas ? Ne soit pas triste allons, sèche tes larmes. Ne laisse pas ce sentiment te consumer il t'as déjà fait beaucoup de mal. Souviens toi cette promesse que tu m'as faite, ne deviens jamais comme eux.


Viens là. Souris et explose de joie tant que faire se peut. C'est ton bouclier, ta couverture de survie. Sans ça, tu n'es rien d'autre qu'un déprimé de plus qui déambule dans les rues en cherchant quoi ? La béatitude peut être ? Laisse moi rire mon vieux, cet état est éphémère, tel est la nature de l'Homme. Il doit évoluer sans cesse, aller toujours plus loin, ressentir encore plus mais ça, il ne le dit pas. Il se ment à lui même. Ils bâtissent des familles, des fortunes, des maisons, des piscines... des vies. Sans même savoir qu'un beau matin il vont détester ce qu'il ont fait. Tu n'as pas être comme eux. Tu n'as pas à te mentir.


Viens là. Couche toi et cache toi, personne ne doit te voir. Tu es comme un lycanthrope. Les autres ne doivent voir ce mal être, personne. Car ils sont tous responsable, il t'ont collé des conneries dans la tête et maintenant on s'entretue pour savoir qui à raison et qui à tord. Ou c'est moi le responsable ? Qui a tellement voulu te protéger qu'à présent tu es incapable de vivre sans moi ?


Viens là. Ne t'en va pas, dehors les loups rodent. Tu es un agneau au milieu d'une meute de griffes. Je ne suis qu'une image de toi, que ce que les gens veulent voir, que ce tu veux leur montrer. Sans moi tu n'es rien. Toi, tu ne penses qu'aux autres, et moi, je ne pense qu'à toi, qu'à nous. Personne ne t'aime dehors. Ils ne savent plus ce que c'est que l'amour, et moi non plus d'ailleurs. Tu penses savoir ? Regarde moi cette naïveté. Tu es candide comme un gamin qui sort de son œuf.
Tu as besoin de moi.
tu as besoin de ma logique.
tu as besoin de mon cynisme.
tu as besoin de ma froideur.
tu as besoin de ma haine.
tu as besoin de mon amour pour toi.




Parce que c'est ça le problème de Narcisse, ce n'est pas qu'il est amoureux de lui-même, au contraire. Il se déteste. C'est que sans ce reflet qui le regarde, il n'existe pas.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 16:23