De derrière ma fenêtre je regarde le monde en flamme. Il empeste le souffre et la mort, et les cris viennent se rajouter à ce tableau apocalyptique.
Regardez vous, courant et essayant de fuir l'inévitable. Pathétique mammifère que vous êtes, vous avez provoqué votre propre destruction.
L'Homme est un loup pour l'Homme ? Non ! L'Homme est un suicidaire maniaco-dépressif qui s'auto détruit pour un court moment d'extase. Mais ces paroles, c'est du vent, un lieu commun futile car à présent tout est finit. Vos immeubles s'écroulent, vos voitures sont en cendre, votre famille est six pieds sous terre, et vos vies ne valent pas mieux que celle du bâtard qui boite d'une patte en bas de ma rue. Les sirènes ont arrêté de retentir, preuve faite que cette fois c'est vraiment la fin. Les fenêtres se brisent, et un vent maléfique s'engouffre chez moi. Il est ardant et malsain, il pu le cadavre calciné.
Courrez vous cacher, moi je sais que tout est finit mais autant partir avec classe. Je met mon plus chapeau et ma veste préféré, je m'allume une clope nonchalamment et je me reposte en haut de ma tour de d'ivoire.
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La télévision a cessée de me rabâcher le même discours en boucle, toutes les chaînes et toutes les radios n'émettent plus. Mon portable n'a plus de signal, mon ordinateur ne capte plus la planète, l'électricité a disparu et l'eau coule sur les trottoirs.
Regardez vous, mais regardez vous bien ! Le monde que vous avez crée agonise et son cancer en phase terminal emporte avec lui toutes les tumeurs funestes que vous êtes.
Vos boutiques sont en flamme, vos réseaux sont foutus, vos administrations sont en miettes, vos Etats sont détruits, votre Empire explose. Pourtant, les signes étaient là, tout le monde savait que ça allait mal finir, mais que voulez vous ! Il faut toujours que l'optimisme l'emporte, vous étiez foutu, vous auriez dû courir comme des tarés bien avant ce jour funeste.
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J'expire ma funeste fumée, et bizarrement, le calme se fait de nouveau entendre, comme pour une nuit normal. Pas de hurlement, pas d'explosion, pas de pleur, pas de larme, pas de flamme, plus rien. Le paysage s'effondre, et je ne vois plus que des tonnes de gravas à l'horizon.
Le sol s'effrite sous mes pieds mais pas question de finir comme eux ! Mon destin est entre mes mains, alors je grimpe sur ma fenêtre et le vide s'offre à moi. Derrière, toute la pièce tombe en ruine.
Je regarde l'aube se lever, et je souris à l'idée que bientôt,
vous allez tout recommencer.
A la une, à la deux, à la trois...